L’histoire se répétera t-elle au Congo, au risque et péril des populations ? Tout porte à croire que la boulimie du pouvoir est une culture, une seconde nature chez nos chers despotes, le monarque Sassou Nguesso se prépare à écraser toutes protestations en 2009, même pacifique.

bisakaLe Kenya fut tout de même un exemple d’alternance politique en Afrique lors du départ de Arap Moi, contraint de laisser le pouvoir à son opposant Mwai Kibaki, celui là même que le peuple avait élu le 27 Décembre 2002 Président, lui qui fustigeait le caractère despotique et corrompu du pouvoir de Moi, s’accroche au pouvoir, en truquant les élections.

Le Kenya bascule dans le chaos, et à fortiori le Congo du monarque Sassou Nguesso. Car Sassou Nguesso n’acceptera jamais de perdre une élection. Que se passera t-il en 2009, lorsque le peuple sortira dans les rues pour contester le pouvoir à Sassou Nguesso, sachant que le général Sassou Nguesso usurpateur notoire ne peut jamais remporter une élection démocratique au congo.

Je demande à l’opposition kenyane de protester pacifiquement, et d’impliquer la communauté internationale consciente des fraudes massives, afin de mettre la pression sur le pouvoir usurpateur pour reprendre les élections, ou refaire le décompte des voix, car la violence n’est pas une solution. Mais peut être veulent ils faire comme Marc Ravalomanana fit en Avril 2002 face à Didier Ratsiraka ?

Je crois que l’opposition kenyane devrait saisir la haute cour de justice ou la cour constitutionnelle, de procéder à un nouveau décompte des voix obtenues par chacun des deux candidats, sur la base des procès-verbaux détenus par chaque parties, au lieu de flamber le pays tout entier. Au Congo, 2009 s’approche à pas de géant, le dictateur Sassou Nguesso n’est pas un enfant de cœur, il usera de tous les moyens pour mettre du feu à Brazzaville, comme à son habitude de toujours, écraser tout mouvement de protestation. Sassou Nguesso et ses sbires s’apprêtent à conserver le pouvoir coûte que coûte, même au prix d’une énième guerre, qui ne sera le fruit que d’un maigre sacrifice, ferions nous encore « Obus kanga Bissaka » ? Bon quoi encore ? C’est dure l’Afrique !