Après avoir passé dix-sept années au Palais rose, Idriss Déby Itno a battu tous les records de longévité d'un chef d'État tchadien. deby1_2Le long magistère de l'homme fort de N'Djamena n'a jamais été de tout repos. Rébellions à répétition dans le Tibesti, factions politico-militaires installées dans les capitales voisines, désertions et félonies d'officiers supérieurs, ralliements et trahisons ont régulièrement émaillé son « règne ».Mais Les amis se soutiennent mutuellement, Idriss Deby retranché dans son palais présidentiel, y a cru, il le savait,

la Françafrique

est une entité puissante.

Deby gagnait du temps, il le savait, il comptait sur l'appui de ses amis, Sassou Nguesso et Omar Bongo.

Idriss Deby Itno a reçu un appui très considérable et décisif de ses amis, qui eux se sont souvenus du pacte qu'ils ont, celui de ne pas tourner le dos à l'autre en situation délicate, du coup l’opportuniste Sassou Nguesso a été un médiateur capital, le béotien de M’pila s'est souvenu de 1997, lorsque Deby dépêcha à Brazzaville, via le Gabon voisin, plus de 800 soldats Tchadiens, et du matériel militaire pour l'aider à vaincre Lissouba.
Comme Sassou Nguesso en 1997, ses amis proposaient une trêve, acceptée rapidement par Deby, et profitant de la naïveté des rebelles qui, eux aussi acceptaient la trêve, mais cela s'est avéré être une erreur, et ils en subissent les frais.

Sassou Nguesso aurait dépêché dans la nuit du Samedi, deux hélicoptères Mi24, du matériel militaire très sophistiqué, dont trois RM-70, et plus de 350 éléments de sa garde, stationnés à Oyo, parmi lesquels, des mercenaires angolais se trouvant à Oyo depuis 1999, et des miliciens rwandais. La logistique a été assurée par des avions militaires français au Gabon, mais les hélicoptères de l'armée de Sassou Nguesso ont décollé de l'aéroport militaire d'Ollombo, en passant par

la RCA

, pour rejoindre N'Djaména dans la nuit du Samedi à dimanche. Omar Bongo aurait dépêché du matériel, et surtout des mercenaires.
En fait, Idriss Deby ne se trouvait pas dans son palais présidentiel, comme l'a affirmé la presse, mais le chef d'état Tchadien se trouvait dans une sorte de Bunker, dans une base militaire française, semble t-il la base Epervier.
Dans un pays morcelé où aucun groupe ne domine par le nombre, la possibilité d'une plongée durable dans le chaos n'est pas négligeable. Les voisins soudanais et libyens y participeront forcément,

la France

joue une partie difficile au milieu de ce trop-plein d'acteurs.

La progéniture de la françafrique utilise tous les moyens pour se maintenir au pouvoir,

la France

a feint de ne pas soutenir Deby, alors que l'armée Française assurait la logistique et l'approvisionnement en armes et en hommes à Idriss Deby, via Ollombo et Oyem.
Le mini-sommet du 24 janvier dernier, entre Idriss Déby, Sassou Nguesso et Omar Bongo, portait en fait, sur une éventualité d'une attaque militaire contre Déby. Informer rapidement par le quai-d'Orsay d'une attaque imminente contre Déby, la progéniture de la françafrique s'entretenu au téléphone pour élaborer une stratégie de défense, avec l'aide de Papa (

La France

).

A l'heure actuelle, les forces rebelles sont maintenant à la périphérie sinon en dehors de N'Djaména, et quant à l'état du rapport de force, il est encore compliqué pour pouvoir se prononcer, sinon dire que Idriss Deby ayant reçu un apport considérable, ou mieux vital, de ses compères françafricains, Sassou et Bongo, devrait rester au pouvoir aussi longtemps que Sassou et Bongo le resteront aussi.


Kopa

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